Il est tout de même étonnant d’entendre les employeurs,
surtout les petits, nos patrons boulangers, fleuristes, et autres, se plaindre
amèrement du fait que « leurs » salariés ne pourront pas venir
travailler, payés double, le 1er Mai.
A les entendre, c’est un des jours où leur chiffre
d’affaire est le plus élevé. J’ai même entendu un commerçant parler d’un
chiffre variant entre 2.500 et 4.000 euros. Diable. Ca fait du 60.000 euros de
CA par mois, ça.. En comptant 2.000 euros par 30 jours…
Mais le plus étonnant, c’est que cela veut dire que les
clients, complètement crétins, ne sont pas foutus d’acheter deux baguettes au
lieu d’une le 30 Avril ? En prévision du 1er Mai ? Pas
capables d’acheter deux steaks, au lieu d’un ? Infoutus d’acheter un
bouquet le 30 ? Ils se retrouvent comme des cons, le 1er,
devant la grille du magasin baissée, et se disant « Ha zut, on a oublié, c’est fermé ! »
Et en plus, pas question
pour eux de compenser le 2 Mai. Le disque qu’ils voulaient absolument acheter,
à la FNAC (parce qu’il était question d’ouvrir ces magasins là !!), il ne
l’achetait que le 1er Mai ! Le 2, pas question !!!
La FNAC (entre autres). Que disait la loi initialement
prévu , votée par le Sénat ?
Loi initiale :
1° Les établissements assurant, à titre principal, la
fabrication ou la préparation de produits alimentaires destinés à la
consommation immédiate ;
« 2° Les autres établissements dont l’activité exclusive
est la vente de produits alimentaires au détail ;
« 3° Les établissements exerçant, à titre principal, une
activité de vente de fleurs naturelles qui permet de répondre à un besoin du
public lié à un usage traditionnel propre au 1er mai ;
4° Les établissements exerçant, à titre
principal, une activité culturelle.
Bon, on n’interviewe évidemment que les petits
commerçants du coin. On v pas demander son avis aux actionnaires de Carrefour.
Bref, les clients feraient, à en croire les interviewés,
une sorte de grève (normal, le 1er Mai !!). Ce jour là, perte
sèche totale. Ils ne mangent pas. Ils ne boivent pas Ce qu’ils voulaient
acheter le 1er Mai, ils l’ont pas acheté le 30, vu qu’ils sont un
peu simplets, et pas question qu’ils l’achètent le 2.
Et en prime on interviewe les salariés. Qui ne demandent
qu’une chose : travailler, car ils son payés double !! Preuve quasi
directe qu’ils ont, surtout, besoin d’argent, et que leurs salaires sont trop
bas. Mais on ne leur pose aucune question sur ce sujet là.
Enfin, interview des « consommateurs..et parfois je
me dis que sommateurs n’est qu’un suffixe.. Ils sont pour, en masse. Normal, je
me souviens que pour l’ouverture des magasins le dimanche, lles plus nombreux,
plus de 50 % des retraités étaient………pour ! Alors qu’ils avaient toute la
semaine pour faire les courses !!
Mais surtout, surtout, je n’ai entendu aucun journaliste
rappeler l’origine de ce 1er Mai.
Je cite : « À
Chicago, la grève se prolonge dans certaines entreprises, et le 3 mai 1886,
trois grévistes de la société McCormick meurent après une charge de 200
policiers sur les manifestants. Le lendemain a lieu une marche de protestation
et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square,
il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers.
C’est alors qu'une bombe
explose devant les forces de l’ordre. Elle fait un mort dans les rangs de la
police. Sept autres policiers sont tués dans la bagarre qui s’ensuit. À la
suite de cet attentat, cinq syndicalistes anarchistes sont condamnés à mort
(Albert Parsons, Adolph Fischer, George Engel, August Spies et Louis Lingg) ;
quatre seront pendus le vendredi 11 novembre 1887 (connu depuis comme Black
Friday ou « vendredi noir ») malgré l’inexistence de preuves, le dernier (Louis
Lingg) s’étant suicidé dans sa cellule. Trois autres sont condamnés à
perpétuité. En 1893, ces anarchistes furent innocentés et réhabilités par le
gouverneur de l'Illinois. »
De ce fait, le 1er Mai devient « journée de lutte du mouvement ouvrier instaurée
par la IIe Internationale en 1889, comme journée annuelle de grève pour la
réduction du temps de travail à une journée de huit heures. »
Elle deviendra de nos jours « une
journée de célébration des combats des travailleurs et des travailleuses. »
Et c’est bien cela
que nos gouvernants veulent effacer. Et ils utilisent un truc bien tordu pour y arriver. D'abord ils font votre la loi par le Séant. ensuite, après, et seulement après, elle est présentée aux députés. Et là, le groupe qui a présenté cette loi (les macronistes) fait voter une motion de rejet préalable. Bref, demande le rejet de sa propre proposition. avec les voix de ses complices (LR, RN et droite). Le texte est ainsi rejeté par les députés, et sera donc examiné par une "commission mixte sénat-assemblée nationale ", où elle aurait pu être adoptée SANS ÊTRE DÉBATTUE EN SÉANCE PLEINIERE ! Mieux que le 49-3 !
Finalement, on renverra cela aux "partenaires sociaux". ( Mais gaffe ; cette procédure risque d'être utilisés pour la loi Yadan au...mois d'Aout !!!)
La célébration des combats ouvriers ?
Parlons plutôt de la liberté du travail. Parce que c‘est bien connu, si on donne
la liberté du travail, le travail, ça rend libre…..
On dit ça comment, déjà, en allemand ??