La Seyne. Je vois avec tristesse que les gens de gauche continuent à s’engueuler, et à s’accuser mutuellement de la victoire du RN. Qui a remplacé la droite à la Mairie.. Et d’après moi, surtout GRACE à la droite.
Car enfin, au premier tour, division à gauche ou pas, droite et extrême droite font 70% des voix. L’abstention fait 50%. Le maintien des deux listes de droite rend la victoire du RN plus que probable, quoiqu’il arrive.. Et je me demande si le RN n’est pas le premier étonné de cette victoire acquise si facilement.
Deuxième tour : l’abstention est presque toujours aussi forte (45 %). Comme d’ailleurs au niveau national. (43%). Et ce n’est pas qu’à La Seyne que le RN gagne, on dirait que seule notre ville a basculé. Il y en a, malheureusement, bien d’autres…. Juste à coté. Dans TPM, Six Fours et La Valette.. Dans le Var, Fréjus, Salernes, (RN) et Puget sur Argens (Union des droites, de Ciotti).
Alors, sérieusement, je ne vois pas comment la gauche aurait pu gagner chez nous. Union ou pas. La population est en grande partie composée de descendants d’immigrés « anciens » qui se veulent plus français de souche que les « vrais », et donc sont contre l’immigration actuelle. Il n’y a qu’à voir les patronymes des candidats FN ou RN de ces dernières années : Perea, Guttierez, Boccaletti, Munoz, qui nous bassinent avec les dangers de l’immigration, alors que les maires de gauche s’appelaient eux Merle, Giovannini (un corse), Blanc, Vuillemot. Ajoutez à cela que la plupart des nouveaux Seynois, et on peut dire des nouveaux varois, sont souvent des retraités qui ont les moyens d’acheter sur la côte. Donc pas des bolcheviks, en règle générale.
Reste l’abstention. Pourquoi les gens restent ils chez eux, surtout hélas les électeurs de gauche ?
Je ne suis pas sociologue. Je me souviens juste d’un épisode récent, les dernières législatives de 2024. Avec le NFP. La gauche réussit à « faire barrage » et devient majoritaire (majorité relative, mais majorité). ET 66% de participation. 66 % !! Au lieu des 50 % actuels.
Au lieu de désigner immédiatement un candidat commun comme premier ministre, les états major des partis de gauche s’engueulent de suite : « Melenchon ? ha non alors, pas question ».
Dans la presse :
Juin 2024 "Jean-Luc Mélenchon n'est pas dans le paysage politique du Nouveau Front populaire" dit Fabien Roussel (PCF)!
Juin 2024 : Jean-Luc Mélenchon "n'est pas le leader du Nouveau Front populaire et ne sera pas Premier ministre", assure Marine Tondelier (Ecolo, je sais plus lesquels)
Et on continue. Trève pour le JO, imposée par Macron. Du pain et des jeux..
On verra plus tard, et crac, Barnier, en Septembre, jusqu’en Décembre,
Décembre 2024 , donc….6 mois après, toujours pas d’entente à gauche.
Dans la presse : « Entre Jean-Luc Mélenchon et Olivier Faure, le divorce déjà prononcé ? Reçu à l’Élysée, le premier secrétaire du PS s’est dit prêt à des concessions dans l’optique de former un gouvernement. »
Et donc après Barnier, Bayrou, après Bayrou, Lecornu, après Lecornu… Lecornu.
Étonnez-vous après cela que le « peuple » de gauche n’écoute plus les états major des partis de gauche, et leurs militants locaux… Partis de gauche qui se multiplient en se divisant, et dans chaque parti, les « tendances » se multiplient aussi. Un beau b0rdel en fait.
Ha, au fait, je ne suis pas membre ou supporter inconditionnel de LFI, « mouvement gazeux », comme le dit lui-même Melenchon. Mais LFI, que ça plaise ou non, était le groupe le plus important de gauche à l’Assemblée, point barre.
Et ce n’est pas étonnant, sauf pour les naïfs, que les gens se disent au bout du bout : « Bon, voter ça sert vraiment à rien, ils se moquent complètement de notre vote ».
Et si ça continue comme ça, le pire est à prévoir pour les prochaines élections.