Je suis persuadé, comme pas mal d’entre nous, que Macron voulait que le RN gagne les élections. Sinon, pourquoi dissoudre, alors que le dit RN fait 33% aux Européennes, et que la gauche est éparpillée façon puzzle ?
C’est raté. Que faire ? ben il persévère.
Pour y arriver, un moyen facile : mettre fin au front républicain, qui a permis, au prix d’un gros effort des électeurs de gauche, de « faire barrage » au RN.
Énorme effort, parce que voter Darmanin pour évite un député RN, ça me rappelle une anecdote. Ma maman tenait un bar, et un de nos clients avait l’habitude d’attaquer au Casanis (un pastis renommé, corse) dès 10 heures du matin. Un beau matin, il rentre dans le bar, ma mère saisit la bouteille de Casa. Le client lui dit « Non non, donnez moi un Ricard » (un autre pastis, bien connu, mais continental). Ma maman « Ha bon, qu’est ce qu’il vous arrive ? » . Le client répond « Je sors du docteur, il m’a dit d’arrêter le Casanis ». Véridique, j’ai des témoins. Des témoins morts de rire sur le coup. Comme le client, mort lui aussi peu de temps après..
Ben donc, voter Darmanin pour éviter un RN, déjà, c’était pareil. Mais ils l’ont fait, les électeurs de gauche.
Et que faire pour éviter que cela se reproduise ? Facile. Cracher au visage de tous ces électeurs. Leur dire qu’ils n’auront jamais le soutien de la Macronie, Faire dire la même chose aux débris du LR. Et le mieux, en prime, c’est de nommer un renégat de gauche, ou de droite, ou du centre, comme Macron en a déjà tant recruté, et le faire « passer » à l’Assemblée avec l’abstention (momentanée) du RN.
Il devient à peu près certain que la prochaine fois, dès qu’une nouvelle dissolution sera possible (et deux mois sont déjà passés), dès que le RN aura renversé ce gouvernement, dans 10 mois, cette fois, pas de barrage possible. Casanis ou Ricard, cette fois, on choisit pas.
Et d’ici là, en prime, avec un peu de « chance », d’un point de vue macroniste, des «émeutes », aussi bien spontanées pour certaines, parce que quand même, hein, bon, ça fout la colère, et d’autres soigneusement orchestrées et réprimées permettront de mettre hors la loi des orgas de gauche. Pas toutes, faut quand même avoir une opposition, pour rester une «démocratie ».
Et la France pourra rejoindre le cartel des pays européens où l’extrême droite dirige le pays (Italie, Hongrie), ou bien participe au gouvernement (Pays Bas, Finlande, Slovaquie) ou bien soutient le gouvernement en place (Suède). Chose rendue souvent possible par la division de la gauche. Et où le système capitaliste se porte bien, merci.
Il semble donc bien que nous ayons du souci à nous faire….
Et d'ici là, je vous dis pas les campagnes médiatiques sur l'insécurité, l' immigration, l'islamisme. On va atteindre des sommets insoupçonnés... et c'est déjà parti..
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