La prochaine dissolution ne pourra avoir lieu que le 7 Juillet 2025. Donc, déjà presque deux mois de passés. Plus que 10 avant que Macron ne puisse atteindre son objectif ; « être obligé, contraint et forcé », dira t il sans doute, d’appeler le RN à former un gouvernement.
Parce que s’il a dissous l’Assemblée après les Européennes, et convoqué des législatives, « en balançant une grenade dégoupillée dans les jambes des partis », disait il, ce n’est pas parce qu’il espérait qu’une gauche éparpillée façon puzzle allait de ressaisir, mettre sur pied en quelques jours un programme, présenter presque partout des candidats uniques, et lui retourner sa grenade dans la gueule. Certainement pas. Même nous, à gauche, on n’en est pas revenu !
Il n’espérait pas non plus une victoire de son camp : 14%, face au RN à 31,37%. Tout laissait prévoir une large victoire de Bardella et de Marine, souvenez-vous des sondages, qui parlaient d'une possible majorité absolue.
Donc, qu’espérait- il ? Ben la victoire du RN.
Pourquoi ? Parce que pour paraphraser Clausevitz, qui disait que « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens », le RN « c’est la continuation de la politique macronnienne par d’autres moyens ». L’histoire l’a prouvé, l’actualité européenne le confirme : le fascisme et l’extrême droite, c’est la perpétuation du capitalisme par d’autres moyens que la « démocratie » habituelle. Et la politique de Macron, c’est celle du Medef, des actionnaires, des ultra riches. Si sa majorité composée de renégats de tous bords, droite et gauche, ne suffit plus, ben on en prend une autre, aussi favorable aux mêmes, juste plus violente si besoin est (parce que de ce côté-là, on donne déjà pas mal). Ceux qui nous racontent qu’il voulait, en fait, faire venir le RN au pouvoir pour les déconsidérer nous racontent des blagues. En Italie, en Hongrie, aux Pays Bas, en Finlande, en Suède, l’extrême droite dirige, ou participe, au pouvoir. Vous entendez des protestations de la Commission Européenne ? Pas du tout. Au contraire. La présidente de l’Assemblée Européenne envisageait même, avant les élections, une alliance possible avec Meloni, la première ministre italienne et ses comparses.
Mais, pour l’instant, donc, son plan foireux a foiré. Que faire ? Il ne peut pas décréter que les JO vont durer un an. Il a déjà tout de même gagné près de deux mois.
On attend sa prochaine idée de génie ? Ou on se débrouille, d’une façon ou d’une autre, pour l’empêcher d’atteindre son but ???
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