vendredi 23 août 2024

A propos d'hommages...

 

Donc, on parle d’un « hommage national » possible pour Alain Delon. Il est vrai que notre Président raffole de ce genre de cérémonie. Ca permet de « rassembler le pays » un peu comme les JO, et surtout de dire au bon peuple de penser à autre chose.

Mais pour Delon ?

C’est sur que c’était un bel homme, même superbe. Ce qui l’a sans doute aidé pour sa carrière cinématographique. Un acteur donc parait-il immense. Je veux bien.

Mais un hommage national ? Petit rappel : à 18 ans il  s’engage pour  l’Indochine, une des guerres coloniales menée par la France. Il y fera, parait il, la connaissance de Jean Marie Le Pen. Mais il sera aussi un des rares, rarissimes, RDSF : Renvoyé Dans Ses Foyers, au bout de trois ans et demi. Pour « avoir emmerdé tout le monde » dira-t-il lui-même. Pourtant, d’autres qui « emmerdaient tout le monde » était plutôt renvoyés ..en première ligne (bon, en Indochine, y a avait pas vraiment de lignes).

Mais c’est pas très glorieux, quand même.. 

Ensuite, donc, Delon va commencer sa carrière au cinéma, et devenir célèbre parce qu’il est très beau. Alors que d’autres ne deviendront beaux que quand ils seront devenus célèbres…

Il va y faire une brillante carrière. Il va aussi lier des amitiés étranges, avec quelques truands et voyous célèbres, (Marcantoni, Markovic) continuer à fréquenter Le Pen.

Et en 1999, il va demander la nationalité suisse.

On peut me dire que malgré tout, il est français, que sa place est au panthéon du cinéma, n’empêche. Tu nais Français par hasard, par accident. Pas de quoi « être fier d’être Français » : tu n’y es pour rien, tu l’as pas fait exprès. Par contre, pour devenir Suisse, là c’est toi qui demande. Et ca signifie que tu veux plus être Français. Comme l’ont fait d’autres chanteur ou acteurs..

Alors, un hommage national de notre pays, pour quelqu’un qui a voulu le quitter ? Je dubite….

 

samedi 17 août 2024

Et on attend.... Godot ?

 

La prochaine dissolution ne pourra  avoir lieu que le 7 Juillet 2025. Donc, déjà presque deux mois de passés.  Plus que 10 avant que Macron ne puisse atteindre son objectif ; « être obligé, contraint et forcé », dira t il sans doute, d’appeler le RN à former un gouvernement.

Parce que s’il a dissous l’Assemblée après les Européennes, et convoqué des législatives, « en balançant une grenade dégoupillée dans les jambes des partis », disait il, ce n’est pas parce qu’il espérait qu’une gauche éparpillée façon puzzle allait de ressaisir, mettre sur pied en quelques jours un programme, présenter presque partout des candidats uniques, et lui retourner sa grenade dans la gueule. Certainement pas. Même nous, à gauche, on n’en est pas revenu !

Il n’espérait pas non plus une victoire de son camp : 14%, face au RN à 31,37%. Tout laissait prévoir une large victoire de Bardella et de Marine, souvenez-vous des sondages, qui parlaient d'une possible majorité absolue.

Donc, qu’espérait- il ? Ben la victoire du RN.

Pourquoi ? Parce que pour paraphraser Clausevitz, qui disait que « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens », le RN « c’est la continuation de la politique macronnienne par d’autres moyens ». L’histoire l’a prouvé, l’actualité européenne le confirme  : le fascisme et l’extrême droite, c’est la perpétuation du capitalisme par d’autres moyens que la « démocratie » habituelle. Et la politique de Macron, c’est celle du Medef, des actionnaires, des ultra riches. Si sa majorité composée de renégats de tous bords, droite et gauche, ne suffit plus, ben on en prend une autre, aussi favorable aux mêmes, juste plus violente si besoin est (parce que de ce côté-là, on donne déjà pas mal). Ceux qui nous racontent qu’il voulait, en fait, faire venir le RN au pouvoir pour les déconsidérer nous racontent des blagues. En Italie, en Hongrie, aux Pays Bas, en Finlande, en Suède, l’extrême droite dirige, ou participe, au pouvoir.  Vous entendez des protestations de la Commission Européenne ? Pas du tout. Au contraire. La présidente de l’Assemblée Européenne envisageait même, avant les élections, une alliance possible avec Meloni, la première ministre italienne et ses comparses.

Mais, pour l’instant, donc, son plan foireux a foiré.  Que faire ? Il ne peut pas décréter que les JO vont durer un an. Il a déjà tout de même gagné près de deux mois.

On attend sa prochaine idée de génie ? Ou on se débrouille, d’une façon ou d’une autre, pour l’empêcher d’atteindre son but ???

Le dernier arrivé ferme la porte.

Il est de bon ton de dire, pour tenter de justifier le racisme ambiant, qui a tribune ouverte sur nos télés, que les immigrations précédente...