jeudi 27 février 2020

27 Novembre 1942 : navires sabordés à La Seyne


Quand on parle du sabordage de la flotte de 1942, on parle toujours du "sabordage de la flotte à Toulon". Or, plusieurs navires (trois) ont été sabordés à La Seyne, à l'intérieur des Chantiers Navals. Il s'agit du MOGADOR. Il y avait également le LANSQUENET et, peut être, le VALMY.


Il ne s'agit évidemment d'une poussée de chauvinisme, mais juste de préciser un point d'histoire tragique.


Pour le VALMY, suivant les sources, il semble qu'il ait été sabordé au quai Noel, à Toulon.


Une chose est sûre : des ouvriers des Chantiers ont vu un des navires couler aux FCM. Voir le témoignage de Louis PUCCINI, page 6 de "La résistance aux Forges et Chantiers de la Méditerranée":

"7 h 30 : Les ouvriers des chantiers sont rentrés.  Ils se rassemblent devant la  darse face à la direction à droite de la porte principale.  Ils commentent les nouvelles.

Devant nous, les marins sont tous sur la plate-forme avant du Contre-torpilleur; certains d'entre eux s’affairent plus que d’autres; protégés par leurs camarades, ils ouvrent les dernières vannes : le navire donne déjà de la bande.

Tout à coup, les hurlements des premiers soldats allemands qui viennent de passer la porte, nous prennent tous au dépourvu et nous glacent.  Aux cris, aux ordres lancés, succèdent bientôt les rafales de mitraillettes en direction de nos marins.

Trop tard. Le navire est déjà enfoncé dans l’eau jusqu’à la moitié de la coque.

L’équipage,  officiers en tête, abandonne le bateau; il s’avance vers la porte principale, groupé, discipliné, fier de son devoir accompli mais aussi un peu triste d'avoir eu à accomplir cette dernière mission : le sabordage, l'abandon du navire.

Les Allemands, des jeunes vêtus d'uniformes  sombres, les arrêtent, les encadrent, les bousculent hargneux.

Où seront-ils menés?

L'ouvrier des F C M lui, découvre cette nouvelle réalité: les chantiers sont sous occupation allemande."



L'intégralité du témoignage ici :




Les photos des navires sabordés à La Seyn, avec peut être une erreur sur le Valmy..






Une image extraite d'un film de Mr DA PRATO, où l'on voit le nom des navires basés à La Seyne, au Lazaret et à Saint Mandrier.






Le film de Mr DA PRATO en intégralité ici 
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Et sur le Valmy et le Mogador, voir ci-dessous





Bonne lecture...








samedi 15 février 2020

Ca ne date pas d'aujourd'hui !!!!


Dimanche dernier, passant aux Puces, je tombe sur un recueil des « Annales Politiques et Littéraires», « Revue universelle paraissant le Dimanche ». Recueil datant de 1911. Infoutu de résister aux vieux papiers, je pars avec (après paiement !!) Et je le parcours dans la semaine.
Et, dans un des numéros reliés, je tombe là-dessus (l’éditorial du « Bonhomme Chrysale). Tellement d’actualité, 103 après, que je le scanne et vous le fais partager. D’autant qu’il relate un « scandale » concernant Marie Curie et Paul Langevin (les commentaires en bleu et en italiques sont de ma personne, suivant une technique empruntée sans vergogne à l’ami René Merle)

"Le fameux   mur   Guiîloutet  (Auteur de l'amendement de la loi d'avril 1868 sur l'interdiction faite aux journaux de s'occuper de la vie privée de qui que ce soit. Le personnage en question avait épousé sa cousine, comme Mme Boutin qui a épousé son cousin germain. Ceci expliquant sans doute cela !!) n'existe plus : le reportage moderne l'a renversé.   La   vie   privée,   le   home, sacré chez les Anglais (date donc de 1911 !!), n'ont plus de secrets pour le public. Pour peu qu'un évènement quelconque mette un monsieur ou une  dame  en évidence,  les journaux étalent tout au long sa vie, ses habitudes, généalogie, les détails intimes de son existence familiale; sa maison est envahie une nuée de reporters, qui l'interrogent, lui et les siens.   Pendant   qu'un   intrus fouille dans son secrétaire et inspecte sa garde-robe, un autre confesse la cuisinière, un troisième   interroge   le  cocher   ou   le cierge. Le soir, tous les renseignements recueillis sont minutieusement reproduits, commentés,  aggravés  dans  les  journaux à fort tirage.

Le dernier arrivé ferme la porte.

Il est de bon ton de dire, pour tenter de justifier le racisme ambiant, qui a tribune ouverte sur nos télés, que les immigrations précédente...