Au delà des débats et
polémiques sur les vaccins, leurs efficacités, etc… ce qui m’inquiète le plus,
c’est la maladie dont souffrent visiblement nos institutions.
Les mesures (pass
sanitaire, etc..) viennent d’être
votées. Par qui ???? Par les députés LRem, majoritaires.
Majoritaires ? Oui, en nombre de sièges à l’Assemblée.
Pourtant, si l’on en
croit les résultats des dernières élections, ils sont ultra minoritaires dans
le pays…
Déjà, a la dernière
présidentielle, le candidat Macron, en tête certes, rassemble sur son
programme….18% des inscrits.
Dans la foulée, ses
« candidats », ramassis d’opportunistes, de tourneurs de veste, sont
élus et forment donc une majorité.
Grâce, au passage, au
fait que le mandat présidentiel a été ramené à 5 ans, et que les législatives
se déroulent dans la foulée, permettant d’éviter des
« cohabitations ». Réforme démocratique puisqu’approuvée par
référendum : 73% pour, mais déjà…….. 70% d’abstention !!! Donc par 73%
de 30 % ..ce qui devrait annuler toute élection…
Elu, donc, et avec une
majorité obéissante, parce que le programme en face du sien déplait encore
plus, il va appliquer non pas 18%, mais 100% de son programme (en fait, il va
même s’assoir joyeusement sur un certain nombre de promesses, mais il
parait que chez les politiques, c’est normal !!
Mais donc, nous voilà
gouvernés par des députés dont le parti représente au mieux 10 % des votants
des dernières élections, où a voté 30% de la population. Donc ils
représentent….3 % des inscrits.
Qui plus est, dés les
annonces présidentielles sur le pass, (avec en paquet cadeau la reforme du
régime chômage, la retraite à 64 ans, mais chut…) tous les médias ont annonce
la date de la mise en place. Le passage au Parlement ? Quel passage ?
Ha, les députés et sénateurs doivent donner leur avis ??? Mais le
président a parlé, non ??? Alors ça va se faire, point !
Et ben ils avaient
raison, les medias.
En gros, nous avons
vécu sous un régime dérogatoire au droit commun pendant trois ans sur les six
dernières années. État d’urgence, état d’urgence sanitaire, droit pour le gouvernement de légiférer par
ordonnances.. (en cas d’épidémie, ordonnances… normal, non ?? Rire
nerveux !)
Bref, nous avons une
constitution qui à travers certains de ses articles, donne aux gouvernants la
possibilité de s’assoir sur cette constitution !!! Sans même invoquer
l’article 16 ! De modifier, tranquille, son article 1er : « La
France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle
assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine,
de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation
est décentralisée. » Ben voilà : t’as pas le pass, t’es
plus l’égal de celui qui l’a.
Mais par contre, pour
réussir à destituer le président, bonjour le parcours !
Donc je pense qu’il
faut, rapidement, changer cette constitution. On pourra me dire que ces textes
sont approuvés par des députés élus régulièrement, que s’insurger, c’est être
anti démocratie, rebelle, etc..
Sauf que notre
constitution rappelle quand même celle de la IVeme , qui a permis à Pétain
d’obtenir les pleins pouvoirs. Qui lui ont été accordés par des députés élus,
eux aussi, de façon démocratique. Petit rappel : le 10 Juillet 1940,
députés et sénateurs votent les pleins pouvoirs à Pétain. Ils ont été élus. On
peut ergoter, rappeler que les sénateurs dans leur majorité étaient hostiles à
ce Front, qu’il y avait des absents, il n’empêche : 569 parlementaires
votent pour, dont de très nombreux députés radicaux et nombre de députés
SFIO… 80 contre, dont 30 SFIO . Autre rappel : le PCF a été
interdit, depuis Septembre 1939, et donc… ses députés ne votent pas !
Il est temps d’essayer
de trouver une constitution où les pratiques actuelles seront
interdites !!! Car tout de même, dans les manifs, c’est cela qui
est en filigrane. Tous les gens avec qui je parle, inconnus pour la plupart,
expriment un ras le bol général, diffus certes, sans perspectives claires et
nettes.
Mais après tout, les « émeutiers »
du 14 Juillet 1789 n’étaient sans doute pas clairs sur le devenir de ce qu’ils
entreprenaient..