vendredi 17 janvier 2020
vendredi 25 octobre 2019
La France terre d’accueil...
Il est de bon ton de dire, pour tenter de justifier le
racisme ambiant, qui a tribune ouverte sur nos télés, que les immigrations
précédentes étaient..différentes. Qu’il venaient pour travailler, et surtout
qu’ils étaient intégrés plus facilement, à cause de leur origine européenne et
..de la religion.
Argument favori des descendants de ces
immigrés « intégrés » sans problèmes.
Il suffit pourtant de fouiller un peu les archives pour
voir ce qu’il est était…
Les italiens :
Or voici ce qu’écrivait alors en éditorial (26 août 1893)
le grand journal de gauche varois, le journal lu par la classe ouvrière locale,
Le Petit Var :
"Nous sommes cinq en Italie, les Italiens sont cent chez nous. Nous travaillons à raison de 4 francs par jour, par exemple ; ils s’offrent à raison de 3 francs. Habitués à un certain bien être, nous n’économisons qu’un dixième de nos salaires ; ils en économisent le tiers ou la moitié, et l’expédient au pays. Entre temps, ils provoquent des rixes et jouent du couteau dans nos rues, pendant que nous restons très tranquilles chez eux, et que jamais la police n’a à s’occuper de nous. On comprend que, parfois, le cerveau de nos ouvriers méridionaux se trouble en présence de ce spectacle et de ses comparaisons, et qu’ils tombent sur les mangeurs de "polenta". C’est l’histoire des événements d’Aigues-Mortes." (Article cité par René Merle ici : http://renemerle.com/spip.php?article703 )
"Nous sommes cinq en Italie, les Italiens sont cent chez nous. Nous travaillons à raison de 4 francs par jour, par exemple ; ils s’offrent à raison de 3 francs. Habitués à un certain bien être, nous n’économisons qu’un dixième de nos salaires ; ils en économisent le tiers ou la moitié, et l’expédient au pays. Entre temps, ils provoquent des rixes et jouent du couteau dans nos rues, pendant que nous restons très tranquilles chez eux, et que jamais la police n’a à s’occuper de nous. On comprend que, parfois, le cerveau de nos ouvriers méridionaux se trouble en présence de ce spectacle et de ses comparaisons, et qu’ils tombent sur les mangeurs de "polenta". C’est l’histoire des événements d’Aigues-Mortes." (Article cité par René Merle ici : http://renemerle.com/spip.php?article703 )
Quelques années plus tard, sur un bar (je ne sais pas si
c’est un bar français, mais il est, au minimum, francophone)
Enfin, consultez le site https://www.respectmag.com/24924-italiens-immigres-devenus-desirables pour avoir une idée de l’estime que nous portions à nos cousins…
Les espagnols ne sont guère mieux traités :
Si nous nous éloignons un peu pour aller vers l’Asie Mineure,
voici venir les Arméniens.
Voici ce
qu'écrivait en 1923 le maire socialiste de Marseille, le "bon
docteur" Siméon Flaissières alors que les parents de Charles Aznavour
débarquaient en France. Strictement aucun rapport
avec l'actualité.
« Depuis quelque temps se produit vers la France, par Marseille, un
redoutable courant d’immigration des peuples d’Orient, notamment des Arméniens.
Ces malheureux assurent qu’ils ont tout à redouter des Turcs. Au bénéfice de
cette affirmation, hommes, femmes, enfants, au nombre de plus de 3 000, se sont
déjà abattus sur les quais de notre grand port. Après l’Albano et le Caucase,
d’autres navires vont suivre et l’on annonce que 40 000 de ces hôtes sont en
route vers nous, ce qui revient à dire que la variole, le typhus et la peste se
dirigent vers nous, s’ils n’y sont pas déjà en germes pullulants depuis
l’arrivée des premiers de ces immigrants, dénués de tout, réfractaires aux
mœurs occidentales, rebelles à toute mesure d’hygiène, immobilisés dans leur
indolence résignée, passive, ancestrale. (…) La population de Marseille réclame
du gouvernement qu’il interdise vigoureusement l’entrée des ports français à
ces immigrés et qu’il rapatrie sans délai ces lamentables troupeaux humains,
gros danger public pour le pays tout entier ».
Passons sur la littérature abominable concernant, depuis
la nuit des temps, les Juifs. Passons, non pas pour l’oublier, mais parce qu’il
faudrait trop de pages. On peut cependant constater, et c’est heureux, que
depuis l’Holocauste, personne n’ose les ressortir. Enfin, presque personne.
Constatons juste que presque toutes les victimes de la
xénophobie précitées étaient d’accord sur un point : l’antisémitisme.
Mais donc, il fallait bien remplacer ce sentiment par un
autre. Les Roms, gitans, tziganes, ont rempli ce rôle pendant quelques temps.
Là aussi, les descendants des différentes immigrations précitées étaient tout à
fait d’accord !
Et puis, enfin, (pour l’instant), la dernière vague d’immigration
est arrivée. Alors, sous couvert non pas de racisme pur et dur, mais de « peur
du grand remplacement » tout le monde s’y met. Pendant quelques temps,
évidemment, on a pris des précautions. On parle des « étrangers » en
général..
Exemple : dans ma circonscription, à La Seyne, il y
a cinq ans, le candidat du FN s’inquiétait de l’immigration. Il s’appelait..
Perea. Ce qui évoque plus le porto que le beaujolais, quand même. Parti à « Debout
la France », il a été remplacé au FN par ..Guttierez. Ce qui fait penser
plutôt à la paella qu’au bœuf bourguignon. Lui-même démissionnaire (il venait
du Modem, élu ensuite FN, il a enfin parrainé… Macron !!), son successeur
RN s’appelle Munoz. Et leur chef départemental s’appelle Boccaletti… Là, on pense
à la pizza plutôt qu’à la bouillabaisse. (Je sais, je verse un peu, moi aussi,
dans le cliché xénophobe !) .
Mais donc, tous ces descendants d’immigrés,
dont les ancêtres devaient être traités de portos, d’espingouins, de babis ou
de macaronis, sont d’accord sur un point : halte à l’immigration. Et
surtout s’il s’agit de possibles extrémistes radicalisés. Qui sont d’ailleurs
tous des musulmans. Et tous les arabes (disent-ils) sont musulmans. Donc… Le
même genre de raisonnement que « Toutes les vaches sont des mammifères,
donc tous les mammifères sont des vaches ».
Et donc, suivez mon regard : les arrivants (arabes) ,
on peut pas les intégrer à cause de..la religion .. (on peut plus dire ça des Juifs,
sinon on va en taule, même si effectivement, leur religion, c’est pas la nôtre) ?
les roms, y sont quand même pas assez nombreux pour faire peur ? Alors,
haro sur les islamistes, enfin bon vous m’avez compris, sur ceux qui sont
musulmans, enfin vous m’avez compris, les arabes…
Et là-dessus, unanimité
complète, de quoi ressouder notre nation des droits de l’homme !!!!! Ha,
les braves gens…
Jusqu’à la prochaine vague. Et je vous conseille ce
sketch de Blanche Gardin, particulièrement à partir de la 5eme minute…..
Vu que
ma phrase favorite sur ce sujet là est : » Le dernier arrivé ferme la
porte »….
dimanche 29 avril 2018
COMPTE-RENDU SUCCINCT DE LA REUNION D’INSTALLATION DU CONSEIL CPAM DU VAR DU 6 AVRIL 2018
Etaient présents pour la
CGT : Christine ROMANO, Jean-Marcel GARONE
Cette
réunion avait pour objet l’installation du Conseil CPAM pour la mandature de 4
ans (2018- 2021) avec notamment les votes pour les postes de président(e) et
vice-président(e) ainsi que les membres des différentes commissions (recours
amiable, pénalités financières, UIOSS, autonomie des personnes handicapées,
action sanitaire et sociale, aides individuelles et prestations
supplémentaires, admissions en non-valeur, remises de dettes, etc., etc…)
En
début de séance plusieurs organisations ont fait des déclarations, la CGT, la
CFDT, FO, la FNATH et le MEDEF.
A
noter, la déclaration du patronat varois ( ?) symbolique des velléités de ce
que devrait être, pour lui, le système de sécurité sociale.
En
effet, après s’être réjoui de la suppression par le Gouvernement des
cotisations salariales elle considère que cela ne constitue qu’un « premier pas
» et il milite désormais pour la suppression, dans un second temps, des
cotisations patronales.
Le
MEDEF affiche donc sans ambages son ambition de « fiscaliser » en totalité le
financement de la sécurité sociale voire carrément de « privatiser » la
sécurité sociale au profit d’un système d’assurance privée !!!
Cela a au moins le mérite
d’être clair !
La
CGT a réclamé au secrétariat de l’organisme une copie « in extenso » de cette
déclaration afin d’en « apprécier » toute l’étendue de sa malignité, nous ne
manquerons de vous la faire suivre.
Pour
sa part la CGT a fait une déclaration politique rappelant notamment par qui et
dans quel contexte la sécurité sociale a été créée, nous avons notamment évoqué
les attaques menées contre l’institution et rendu hommage à nos camarades en
lutte au sein des hôpitaux et des EHPAD en reprenant l’essentiel de leurs
revendications et en énonçant
les moyens de les
satisfaire.
Concernant
l’ordre du jour proprement dit et comme pour les autres organismes CAF et
URSSAF, nous avons pu constater que des négociations avaient eu lieu en amont
entre tous les membres du Conseil, notamment le MEDEF et l’ensemble des OS à
l’exception de la CGT comme à l’accoutumée.
Ainsi
et sans entrer dans le détail de toutes les commissions, la CFDT rafle la
présidence de l’organisme avec les voix de la totalité des membres du Conseil.
La CGT a présenté une
candidature et a recueilli 2 voix (les siennes).
Même scénario pour à peu
près tous les postes que se sont répartis les 4 OS (CFDT, CGC, CFTC et FO).
A
noter que FO, qui détenait la présidence de la CPAM du Var depuis 20 ans, a
laissé sa place à la CFDT au motif qu’elle avait obtenu la présidence de la CAF
du Var pour 2018 (sic … !) !!!
Autre
anecdote qui démontre la volonté délibérée d’hégémonie de la CFDT (avec la
complicité bien sûr des autres OS) :
Il
était possible pour certaines commissions importantes de procéder à un vote
chaque année ou tous les 2 ans pour permettre notamment de « faire tourner » et
donc de répartir les postes afin que l’ensemble des OS puisse siéger dans toutes
les commissions (ce que revendiquait la CGT). Là-encore
la position prise à l’unanimité par les participants a
été
de procéder à ces désignations pour la durée du mandat (4 ans) ce qui empêchera
la CGT de participer aux travaux de ces commissions.
EN CONCLUSION :
Nous
assistons encore une fois à de basses manoeuvres et à un déni de démocratie de
la part des 4 OS qui sans vergogne se soumettent au diktat du MEDEF qui sait
bien comment les amadouer pour les manipuler sans vergogne.
Derrière
ces coups tordus, rien de politique bien sûr, mais uniquement des
considérations bassement alimentaires et pour le MEDEF, la certitude de n’être
pas inquiété par des OS qui ont perdu depuis belle lurette toute conscience de classe
et ne connaissent plus la signification du mot syndicalisme !
Autre
anecdote pour finir : Nous avons appris dans la presse la semaine dernière
qu’en Meurthe et Moselle, le président de la fédération CFTC du bâtiment et la
« numéro 2 » de cette même fédération émargent respectivement à des
rémunérations de 17.000 € et 15.000 € par mois (oui vous avez bien lu !).
Ils
ont occupé et occupent encore tous deux des postes de présidence, de
vice-présidence ou de membres de commissions diverses au sein de la CAF, de la
CPAM et de l’URSSAF et même de la CARSAT de leur département.
Cela
leur permet de se faire payer ces rémunérations princières en grande partie par
ces organismes, l’un des deux a d’ailleurs fait d’ailleurs l’objet d’une mise
en examen en 2012 ce qui ne l’a pas empêché d’être reconduit à la tête de la
CAF et de continuer à siéger à l’URSSAF en 2018.
Le
fait que depuis plusieurs années la CGT soit écartée des postes à
responsabilité dans les instances paritaires ne devrait pas être considéré
comme un simple « postulat », le paritarisme, comme son nom l’indique implique
une notion d’équité, nous pensons qu’il serait opportun d’aborder
officiellement cette question avec les autres OS et de les
mettre en demeure de
s’expliquer sur ces pratiques pour le moins douteuses.
lundi 19 février 2018
Élections à l’URSSAF : Quand la CFDT ne vote même pas pour ses candidats, mais préfère le MEDEF !!!!
L’Urssaf est l’organisme qui gère les
cotisations sociales, c'est-à-dire qui les encaisse avant de les reverser aux
caisses CPAM (Maladie), CAF (Allocations familiales) et CNAV (Retraites)
Étaient présents pour la CGT :
Mouloud DJAFAR, Jean-Marcel GARONE : membres titulaires du conseil.
L’UD CGT a décidé de présenter une candidature à la
présidence de cette instance, notamment pour exposer les revendications de la
CGT et faire le point sur le positionnement des autres OS relativement au vote
qui était intervenu lors de la dernière mise en place il y a quelques années.
Petit
rappel :
A cette époque, l’URSSAF du Var était
dotée d’un conseil d’administration (qui depuis a été régionalisé) et non d’un
conseil départemental.
Le
MEDEF avait alors présenté un candidat et seule la CGT, au titre des
organisations de salariés, avait présenté une candidature.
Le
résultat avait été quelque peu scandaleux puisque le candidat du MEDEF avait pu
être élu dès le 1er tour en recueillant les voix des syndicats CFDT,CGC
et CFTC (abstention de FO), ces organisations ayant donc choisi un candidat du
patronat plutôt que le candidat CGT.
Après quoi le vote (à bulletins
secrets) a été organisé et encore une fois nous avons pu constater que
certaines OS de salariés n’éprouvent aucun scrupule à voter pour un candidat du
MEDEF dès le 1er tour.
Ainsi, pour le poste de président 4
candidatures ont été enregistrées : 1 CGT, 1 CFDT, 1 CFTC et 1 MEDEF.
Il y avait 14 votants et le quorum
était de 7 voix.
Le résultat a été le suivant : MEDEF : 10 voix (élu dès le
1er tour)
CGT : 2
voix (les 2 CGT)
CFDT : 0 voix
(oui vous avez bien lu !)
CFTC :
1 voix (la voix CFTC)
Bulletins
blancs ou nuls : 1
Ainsi, et sans être « Grand
Clerc », on peut constater que la
CFDT qui disposait de 2 voix n’a pas voté pour son propre candidat mais pour le
MEDEF.
Même chose semble-t-il pour FO qui
disposait de 2 voix.
Même chose pour la CGC ( ?) qui
disposait d’1 voix.
La CGT est intervenue pour
« prendre acte » des résultats et pour dénoncer l’attitude de
certaines organisations syndicales lors de cette élection.
Après quoi, il a été procédé à la
désignation des membres de l’IDIRA qui est une commission chargée de traiter
les réclamations formées par les cotisants contre les décisions prises par l’URSSAF. En gros, les
redressements pour non paiement des cotisations (les «dettes patronales »)
La CGT a donc désigné Jean-Marcel
GARONE en tant que membre titulaire et Pierre PERETTI en tant que membre
suppléant.
Cette commission s’est réuni pour la première fois
dans le cadre de la nouvelle mandature et après désignation des membres par
le conseil départemental lors de la réunion du 31 janvier dernier.
En début de séance il a été procédé à un vote pour désigner le président et le vice-président de cette instance. Le résultat a été le suivant :
En début de séance il a été procédé à un vote pour désigner le président et le vice-président de cette instance. Le résultat a été le suivant :
8 votants (5 représentants des salariés CGT, CFDT, CGC, FO et CFTC) et 3 représentants du patronat
PRESIDENCE : 2 candidats : Jean-Marcel GARONE pour la CGT et un candidat du MEDEF : Ce dernier a été élu avec 7 voix contre 1 CGT
VICE-PRESIDENCE : 2 candidats : Moi pour la CGT et un candidat CFDT : C'est le candidat de la CFDT qui a été élu avec 7 voix contre 1 pour la CGT
Ce qui ressort de ce vote c'est que visiblement des
contacts ont eu lieu (comme cela fut le cas lors du conseil départemental)
entre le MEDEF et la CFDT, CGC, CFTC et FO pour se répartir les postes. Le membre FO de la commission a confirmé qu'il avait suivi (même si c'était
mal volontiers) les instructions de son organisation qui avait été approchée
par les autres OS et le patronat.
Encore une fois, ces 4 organisations n'ont eu aucun scrupule à voter pour le candidat du MEDEF alors qu'en face il y avait un candidat présenté par une organisation syndicale de salariés.
A titre d'information, lors des intersyndicales qui ont eu lieu les années passées pour la répartition des postes aux prud'hommes, la CGT a toujours respecté les accords qui ont été passés, ce qui n'a pas toujours été le cas pour les autres OS.
Dans le Var, il semblerait que la CGT soit bannie du "dialogue social" si tant est que l'on puisse qualifier ainsi ce qui ressemble plus à des "magouilles" qu'à des négos.
Encore une fois, ces 4 organisations n'ont eu aucun scrupule à voter pour le candidat du MEDEF alors qu'en face il y avait un candidat présenté par une organisation syndicale de salariés.
A titre d'information, lors des intersyndicales qui ont eu lieu les années passées pour la répartition des postes aux prud'hommes, la CGT a toujours respecté les accords qui ont été passés, ce qui n'a pas toujours été le cas pour les autres OS.
Dans le Var, il semblerait que la CGT soit bannie du "dialogue social" si tant est que l'on puisse qualifier ainsi ce qui ressemble plus à des "magouilles" qu'à des négos.
Il faut quand même beaucoup de constance de la part
des syndiqués CGT pour défiler avec d’autres OS qui condamnent en paroles la
politique du Medef, qui met en danger la Sécu , mais élisent les représentants
du même Medef à la tête des organismes chargés de la gérer !!! Sans d’ailleurs
que leurs adhérents soient au courant de ce qui se passent dans les couloirs…..
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